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ukraine L'expansion de l'Otan a provoqué l'invasion de l'Ukraine par la Russie

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John-Mearsheimer.jpegIl y a QUELQUES semaines, j'ai demandé qui était vraiment à blâmer pour la guerre en Ukraine, et j'ai fait référence au politologue américain qui soutient depuis longtemps que pousser à l'expansion de l'OTAN vers l'est et établir des relations amicales avec l'Ukraine augmentait la probabilité d'une guerre entre les pays dotés d'armes nucléaires. pouvoirs . Dans une interview accordée au New Yorker, John Mearsheimer, professeur de sciences politiques à l'Université de Chicago, a expliqué qu'à son avis, cela avait jeté les bases de la position agressive de Vladimir Poutine envers l'Ukraine ; et que « les États-Unis et leurs alliés européens partagent l'essentiel de la responsabilité de cette crise ».

Il a publié une analyse chronologique plus détaillée de la série d'événements que Poutine aurait vu comme une provocation, et pourquoi l'Occident est principalement responsable de la crise ukrainienne :

Antony Blinken
Antony-Blinken.jpg« Les troubles concernant l'Ukraine ont en fait commencé au sommet de l'Otan à Bucarest en avril 2008, lorsque l'administration de George W Bush a poussé l'alliance à annoncer que l'Ukraine et la Géorgie « deviendraient membres ». Les dirigeants russes ont immédiatement réagi avec indignation, qualifiant cette décision de menace existentielle pour la Russie et promettant de la contrecarrer. Selon un journaliste russe respecté, M. Poutine « s'est mis en colère » et a prévenu que « si l'Ukraine rejoignait l'OTAN, elle le ferait sans la Crimée et les régions orientales. Il va tout simplement s'effondrer. L'Amérique a cependant ignoré la ligne rouge de Moscou et a fait pression pour faire de l'Ukraine un rempart occidental à la frontière russe. Cette stratégie comprenait deux autres éléments : rapprocher l'Ukraine de l'UE et en faire une démocratie pro-américaine.

"Ces efforts ont finalement déclenché les hostilités en février 2014, après qu'un soulèvement (qui a été soutenu par l'Amérique) a poussé le président ukrainien pro-russe, Viktor Ianoukovitch, à fuir le pays. En réponse, la Russie a pris la Crimée à l'Ukraine et a contribué à alimenter une guerre civile qui a éclaté dans la région du Donbass, dans l'est de l'Ukraine.

«La prochaine confrontation majeure a eu lieu en décembre 2021 et a conduit directement à la guerre actuelle. La cause principale était que l'Ukraine devenait de facto membre de l'OTAN. Le processus a commencé en décembre 2017, lorsque l'administration Trump a décidé de vendre des «armes défensives» de Kiev. Ce qui compte comme "défensif" n'est cependant pas clairement défini, et ces armes semblaient certainement offensantes pour Moscou et ses alliés dans la région du Donbass.

D'autres pays de l'Otan sont intervenus, expédiant des armes à l'Ukraine, entraînant ses forces armées et lui permettant de participer à des exercices aériens et navals conjoints. En juillet 2021, l'Ukraine et l'Amérique ont co-organisé un exercice naval majeur dans la région de la mer Noire impliquant des marines de 32 pays. L'opération Sea Breeze a presque poussé la Russie à tirer sur un destroyer naval britannique qui est délibérément entré dans ce que la Russie considère comme ses eaux territoriales. Les liens entre l'Ukraine et l'Amérique ont continué de se développer sous l'administration Biden.
Dmytro Kuleba
Dmytro-Kuleba.jpgCet engagement se reflète dans un document important, la « Charte américano-ukrainienne de partenariat stratégique », signée en novembre par Antony Blinken, secrétaire d'État américain, et Dmytro Kuleba, son homologue ukrainien. Le but était de « souligner . . . un engagement en faveur de la mise en œuvre par l'Ukraine des réformes profondes et globales nécessaires à une intégration complète dans les institutions européennes et euro-atlantiques. Le document s'appuie explicitement sur "les engagements pris pour renforcer le partenariat stratégique entre l'Ukraine et les États-Unis par les présidents Zelensky et Biden", et souligne également que les deux pays seront guidés par la "Déclaration du Sommet de Bucarest 2008".

« Sans surprise, Moscou a trouvé cette situation en évolution intolérable et a commencé à mobiliser son armée à la frontière ukrainienne au printemps dernier pour signaler sa résolution à Washington. Mais cela n'a eu aucun effet, car l'administration Biden a continué à se rapprocher de l'Ukraine. Cela a conduit la Russie à précipiter une impasse diplomatique à part entière en décembre. Comme l'a dit Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères : « Nous avons atteint notre point d'ébullition.

Volodymyr Zlensky
Volodymyr-Zelensky.jpgLa Russie a exigé une garantie écrite que l'Ukraine ne deviendrait jamais membre de l'OTAN et que l'alliance retirerait les moyens militaires qu'elle avait déployés en Europe de l'Est depuis 1997. Les négociations qui ont suivi ont échoué, comme l'a clairement indiqué M. Blinken : « Il n'y a pas de changement. Il n'y aura pas de changement. » Un mois plus tard, M. Poutine a lancé une invasion de l'Ukraine pour éliminer la menace qu'il voyait de l'OTAN.

Exceptionnellement, Mearsheimer communique ces événements du point de vue de Vladimir Poutine, bien qu'il déclare catégoriquement qu '«il ne fait aucun doute que Vladimir Poutine a commencé la guerre et est responsable de la façon dont elle est menée».

Ce qu'il souligne, cependant, c'est que les dirigeants occidentaux décrivaient rarement la Russie comme une menace militaire pour l'Europe avant 2014 et que la prise de la Crimée par M. Poutine n'était pas prévue depuis longtemps, mais était une décision impulsive en réponse au coup d'État qui a renversé les pro- dirigeant russe.

Selon lui, une fois cette dernière crise déclenchée, « les responsables politiques américains et européens ne pouvaient pas admettre qu'ils l'avaient provoquée en essayant d'intégrer l'Ukraine à l'Occident. Ils ont déclaré que la vraie source du problème était le revanchisme de la Russie et son désir de dominer sinon de conquérir l'Ukraine ».

Il dit que l'Occident continue d'exacerber les risques par sa politique de doubler la mise. En conclusion, il déclare : « À ce stade, il est impossible de savoir dans quelles conditions ce conflit sera réglé. Mais, si nous ne comprenons pas sa cause profonde, nous ne pourrons pas y mettre fin avant que l'Ukraine ne soit détruite et que l'OTAN ne se retrouve dans une guerre avec la Russie.
 
L'Otan, donc les USA, ont une grande part de responsabilité dans ce qui se passe en Ukraine. Leur vision du monde qu'ils essaient d'imposer au mépris des considérations géopolitiques locales ne cesse de créer des tensions dans des zones traditionnellement explosives. Il n'empêche que c'est la Russie qui a déclenché la guerre alors que d'autres voies étaient encore possibles. L'impérialisme américain contre l'expansionnisme russe à accouché d'un monstrueux bébé : la guerre.
 

Bixente

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C'est à dire que les russes l'ont répétés à maintes reprises qu'ils ne voulaient pas de cette expansion de l'OTAN. Les a t-on écouté ? Non. Cela ne justifie pas la guerre mais la communauté devra aussi se poser des questions sur la gestion pré crise.

 

Nicolas

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C'est à dire que les russes l'ont répétés à maintes reprises qu'ils ne voulaient pas de cette expansion de l'OTAN. Les a t-on écouté ? Non. Cela ne justifie pas la guerre mais la communauté devra aussi se poser des questions sur la gestion pré crise.
Le temps des remises en question n'est malheureusement pas encore venu mais peut-être que la construction et l'instauration d'une Europe de la Défense permettrait de couper le cordon avec les Etats-Unis qui, il faut bien l'admettre, sont encore dans une logique Est-Ouest...

 

Enricoo

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mais peut-être que la construction et l'instauration d'une Europe de la Défense permettrait de couper le cordon avec les Etats-Unis
Pas certains qu'ils se laissent faire. Ils ont également des relais en Europe comme la Pologne qui pourrait freiner la construction d'une Europe de la défense.
 

Goulag

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Si vous étiez russes vous comprendriez, mais vous êtes à peu près tous victime de la propagande occidentale qui dépeint Poutine et son peuple comme d'horribles sanguinaires. Que l'OTAN respecte sa parole pour commencer et on pourra éventuellement négocier. Cette guerre c'est l'arrogance américaine qui l'a déclenché.
 

BB Red

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Je ne crois pas que l'occident pense que le peuple russe soit horrible et sanguinaire. Ce qui nous occupe c'est le dictateur qui les dirige...
 

Human-Fly

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L'impérialisme américain contre l'expansionnisme russe à accouché d'un monstrueux bébé : la guerre.
L'impérialisme économique américain, Ok.
L'impérialisme militaire est exclusivement du côté russe.
Ou alors, à la limite, expansionnisme américain (le mot me semble bien fort) et impérialisme russe.
 

Human-Fly

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Si vous étiez russes vous comprendriez, mais vous êtes à peu près tous victime de la propagande occidentale qui dépeint Poutine et son peuple comme d'horribles sanguinaires. Que l'OTAN respecte sa parole pour commencer et on pourra éventuellement négocier. Cette guerre c'est l'arrogance américaine qui l'a déclenché.
Tu peux critiquer tant que tu veux l'OTAN et la propagande occidentale. (Dans ce contexte, le terme "propagande" ne me choque pas forcément.)
Mais tu ne peux pas inverser les rôles.
Tu peux, si tu le souhaites, essayer de trouver à Poutine toutes les circonstances atténuantes du monde.
Tu peux même lui chercher des excuses ou ce que tu veux.
Absolument rien ne l'obligeait à déclencher son "opération militaire spéciale", qui est en fait une guerre d'agression. En violation de toutes les lois internationales sur le respect des frontières, sur le respect de la souveraineté des états, et même en violation de toutes les règles de la guerre, qui veulent entre autres que les populations civiles soient épargnées, dans la mesure du possible.
Cette guerre stupide, illégitime, parfaitement évitable, immonde, truffée de crimes de guerre, voire d'un début de génocide, c'est Poutine qui l'a déclenchée et personne d'autre.
 

Human-Fly

Peace Maker
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Je ne crois pas que l'occident pense que le peuple russe soit horrible et sanguinaire. Ce qui nous occupe c'est le dictateur qui les dirige...
Le peuple russe fait évidemment partie des victimes de Poutine.
Il faut soutenir le peuple russe et saluer le courage des opposants politiques russes à Poutine, qui en Russie ou ailleurs, risquent leur vie pour dénoncer la dictature de Poutine, sa corruption et ses crimes.
 

Human-Fly

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Le temps des remises en question n'est malheureusement pas encore venu mais peut-être que la construction et l'instauration d'une Europe de la Défense permettrait de couper le cordon avec les Etats-Unis qui, il faut bien l'admettre, sont encore dans une logique Est-Ouest...

Personnellement, je ne souhaite pas couper le cordon avec les Etats-Unis. :)
Surtout pas dans le court terme, mais pas forcément sur un plus long terme non plus.

Je te rejoins par contre quant à la perspective de "la construction et l'instauration d'une Europe de la Défense" .
Je serais même personnellement très favorable à la création d'une armée européenne, dans le cadre d'un nouvel État fédéral européen. Nous en sommes loin.

Dans un plus court terme, je pense que la défense militaire de l'Union Européenne ne se fera sans doute pas sans la coopération entre l'Union Européenne et l'OTAN.
Autant dire que dans ne court terme, il me semble nécessaire de maintenir, voire de renforcer les liens entre l'Union Européenne et les États Unis. ;)
 

Carole

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L'impérialisme militaire est exclusivement du côté russe.
On pourrait penser le contraire.

Les américains c'est plus de 200.000 militaires déployés hors des USA dans 800 bases réparties dans 177 pays...
Alors ils n'envahissent aucun pays (quoique l'Irak ils y sont allés tout seul) mais leur propension à déployer leur forces armées un peu partout sur la planète pose question.
 

Nicolas

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Autant dire que dans ne court terme, il me semble nécessaire de maintenir, voire de renforcer les liens entre l'Union Européenne et les États Unis. ;)
Les liens don tu parles sont de quelles sortes ?
Diplomatiques ? Alors je te rejoins, évidemment on ne peut pas couper les ponts avec les USA. Mais militairement je suis pour une totale indépendance de l'Europe, ça coûtera cher mais à terme c'est pour notre bien. Ne pas dépendre d'une puissance étrangère ça ne peut qu'être bénéfique. Que ce soit économiquement ou militairement.
 

Human-Fly

Peace Maker
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On pourrait penser le contraire.

Les américains c'est plus de 200.000 militaires déployés hors des USA dans 800 bases réparties dans 177 pays...
Alors ils n'envahissent aucun pays (quoique l'Irak ils y sont allés tout seul) mais leur propension à déployer leur forces armées un peu partout sur la planète pose question.
Hormis le cas particulier de l'Irak (et encore, les Américains ne voulaient par rattacher l'Irak aux États-Unis), il n'y a pas d'imperialisme militaire américain au sens où je l'entendais.
Je me référais comme d'habitude à la définition de l'impérialisme selon Hannah Arendt, qui reste ma référence sur ce sujet : la volonté, pour un état d'étendre son territoire par la force. (Je cite de mémoire et en substance)
Le jour où les USA attaqueront militairement le Canada ou le Mexique ou les deux pour les envahir, les annexer, et en faire des territoires américains, les USA feront partie de la catégorie désormais très rare des empires, comme l'est la Russie de Poutine.
Normalement, les empires étaient censés disparaître au 20ème siècle.
De ce point de vue, la Russie de Poutine nous replonge dans un passé que nous aurions préféré oublier...
 

Human-Fly

Peace Maker
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Les liens don tu parles sont de quelles sortes ?
Diplomatiques ? Alors je te rejoins, évidemment on ne peut pas couper les ponts avec les USA. Mais militairement je suis pour une totale indépendance de l'Europe, ça coûtera cher mais à terme c'est pour notre bien. Ne pas dépendre d'une puissance étrangère ça ne peut qu'être bénéfique. Que ce soit économiquement ou militairement.
Oui, même en matière de défense, je pensais en effet à des liens diplomatiques maintenus ou renforcés, en particulier dans le cadre de l'OTAN.
Militairement, par contre, l'objectif me semble devoir être l'indépendance de l'Union Européenne.

En me relisant, je constate que je n'ai pas été clair sur un point.
Je suis pour une solidarité et une interdépendance assumée, y-compris militaire, au sein de l'OTAN.
Par contre, je suis, dans la perspective d'un avenir aussi proche que possible, favorable à l'indépendance militaire d'une défense européenne.
Et je suis extrêmement favorable à la création d'un état fédéral européen.

Je suis à la fois 100% pro Union Européenne et 100% pro-OTAN.
En particulier aujourd'hui.
Mals je ne confonds pas les deux. ;)

J'espère que c'est plus clair comme ça. :)

Je crois que nous sommes d'accord sur l'essentiel. ;)
 
L'impérialisme économique américain, Ok.
Leur impérialisme économique comme tu dis les a amenés à faire la guerre en Irak par exemple.
Quand ça passe pas démocratiquement, quand ça passe pas avec les dessous de table, reste la force...
 

Human-Fly

Peace Maker
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Non, je ne partage pas du tout ton point de vue.
Tu dois parler de la deuxième guerre d'Irak.
Les raisons étaient clairement idéologiques, pas économiques.

Les USA sont de loin la plus grande puissance économique, et n'ont nul besoin d'une guerre à objectif économique.
De plus, pour le pétrole notamment, mais plus largement pour l'énergie en général, les USA sont largement auti-suffisants.

Enfin, de façon plus que certaine, cette guerre a coûté une véritable fortune aux USA, alors que cela ne leur a strictement rien rapporté.
Je n'ai plus les chiffres en tête, mais il y a quelques années je te les aurais cités, parce que je les connaissais par cœur.
Franchement, l'argument économique ne tient pas la route 5 minutes.


Par contre, si tu veux reprocher quelques choses aux USA dans le déclenchement de cette guerre, parle plutôt des preuves de l'existence des armes de destruction massive.
Ça, c'était au mieux de l'incompétence ou au pire du mensonge, et certainement même du mensonge dans le cas de Colin Powell qui, lui, a avoué avoir menti sur ce point plusieurs années après les faits.
 

Philibert

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Tu veux dire que s'il n'y avait pas eu de pétrole en Irak les USA auraient agi de la même façon ??
De mon point de vue dans impérialisme militaire ou impérialisme économique c'est impérialisme le mot en trop, les USA ne font rien sans contre partie, à court ou à long terme, rien.

Dépense t-il des milliards en Ukraine pour la démocratie ou pour écraser l'ennemi de toujours : la Russie ?
Cette guerre aux portes de la Russie est en partie due à l'impérialisme militaire US sous couvert de l'OTAN. Alors je ne dis pas que les USA sont un monstre dangereux mais je ne peux pas croire qu'ils ont pour unique leitmotiv la paix.
 

BB Red

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De mon point de vue dans impérialisme militaire ou impérialisme économique c'est impérialisme le mot en trop
Pas mal. Pas faux.
J'ai du mal à me situer par rapport aux USA, parfois ils m'impressionnent et je peux jalouser certaines de leurs réussites aussi bien sociales qu'économiques et parfois ils me dégoutent avec leur syndrome du "gendarme mondial" et les échecs sociétaux comme la libre circulation des armes et les conséquences que l'on connait. D'ailleurs les exemples pullulent depuis début 2022.
 

Human-Fly

Peace Maker
Club Regionalis
"Gendarme mondial" est une expression typiquement française, dont je ne connais pas d'équivalent en anglais.
Si quelqu'un connait, en anglais, une traduction acceptable pour "gendarme mondial", ça m'interesse.
Je vois très bien l'idée, sans partager ton point de vue.
Ils jouent ce rôle parce que personne d'autre ne peut le faire.
Et cette fameuse représentation du "gendarme mondial" -sauf si l'on me prouve que je me trompe et je reconnaîtrai alors immédiatement mon erreur- me semble procéder d'une perception purement française des États-Unis, beaucoup plus que d'une sorte de mal américain.

Sur le Deuxième Amendement de la Constitution Américaine, le sujet fait largement débat dans la société américaine, qui n'a d'ailleurs pas la même histoire, pas la même culture, ni le même rapport aux armes que n'importe où ailleurs dans le monde.
Du reste, les conditions d'applications du Deuxième Amendement ne sont pas du tout les même d'un état à un autre.
La Californie et l'état de New York sont des états très restrictifs, alors que le Texas et la Floride sont infiniment plus "permissifs" ou "pro-guns".
Sans parler de mouvements qui existent au sein de la société américaine, certains pour interdire le bump stock, d'autres pour interdire l'AR-15. Sachant que les fusils d'assaut sont déjà interdits depuis longtemps.
Enfin, les mouvements les plus radicaux, abolitionnistes, militent pour la suppression du Deuxième Amendement. Option qui ne serait d'ailleurs pas sans risques
 
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