politique Dissolution de l'assemblée, une solution pour Macron ?

  • Initiateur de la discussion Jérôme
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Nicolas

Nicolas

Administrateur
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Ce qui est étonnant c'est que les experts ne sont pas d'accord sur la possibilité ou pas de dissoudre l'assemblée dans les 12 mois qui suivent les élections législatives "classiques". Si Macron décidait de dissoudre l'assemblée durant cette période qui déciderait si c'est constitutionnel ou inconstitutionnel ?
 
Human-Fly

Human-Fly

Peace Maker
Club Regionalis
Sauf erreur de ma part, il peut dissoudre quand il veut.
Par contre, s'il veut dissoudre pour modifier la situation actuelle et pas en la faisant empirer, ça se prépare en amont.
Donc, un programme, forcément inspiré par son programme présidentiel, mais tout de même revu et enrichi par la nouvelle situation politique.
Avec quelques projets clairs autres que ceux qui se sont avérés très clivants, et qui l'ont privé de sa majorité absolue.
Pas la réforme des retraites, par exemple. Il peut la conserver si vraiment il y tient, mais remettre ça en avant serait une erreur.
Donc, un projet, avec à la louche entre trois et cinq trucs attractifs, sans pour autant promettre que demain on rase gratis.
Et puis des slogans... Pareil. Entre deux et trois maximum.
Parce qu'on ne peut pas tout dire sur un tract, encore moins sur une affiche électorale.
Et puis il faudra être bon dans les spots de campagne et sur les réseaux sociaux, faire un meeting ou deux minimum, puis faire les marchés, les gares, etc...
Bref, il faudra préparer la campagne et bien la mener.


Sinon, le résultat ne sera pas meilleur quea dernière fois, voire pire.
 
Nicolas

Nicolas

Administrateur
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Sauf erreur de ma part, il peut dissoudre quand il veut.
La constitution est claire : on ne peut pas (re)dissoudre l'assemblée nationale dans les 12 mois après l'avoir dissoute.
Et donc certains interprètent ceci comme l'impossibilité de la dissoudre dans les 12 mois après une élection législative, provoquée ou pas.
 
Nicolas

Nicolas

Administrateur
Membre du Staff
Le Président de la République peut, après consultation du Premier ministre et des Présidents des assemblées, prononcer la dissolution de l’Assemblée nationale.
Les élections générales ont lieu vingt jours au moins et quarante jours au plus après la dissolution.
L’Assemblée nationale se réunit de plein droit le deuxième jeudi qui suit son élection. Si cette réunion a lieu en dehors de la période prévue pour la session ordinaire, une session est ouverte de droit pour une durée de quinze jours.
Il ne peut être procédé à une nouvelle dissolution dans l’année qui suit ces élections.
C'est ici qu'il y a un point de réflexion : ces élections, sont elles uniquement celles provoquées par une dissolution ou bien sont elles aussi celles qui ont lieu "classiquement" 5 ans après les dernières élections législatives ? Dans le second cas il ne pourrait pas dissoudre l'assemblée avant le 19 Juin 2023.

Bon après je ne suis pas constitutionaliste mais apparemment même ceux qui le sont débattent sur ce point.
 
G

Gaspard

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Même dans une discussion qui parle de constitution j'arrive pas à placer anticonstitutionnellement.
Putain il sert à quoi ce mot ??
 
Redouane

Redouane

Membre
Disons qu'il existe étymologiquement, grammaticalement.
Son utilisation est rare, il existe surtout parce qu'il est l'adverbe d'anticonstitutionnel.
 
Human-Fly

Human-Fly

Peace Maker
Club Regionalis
Même dans une discussion qui parle de constitution j'arrive pas à placer anticonstitutionnellement.
Putain il sert à quoi ce mot ??


Pour dissoudre, Macron devra respecter les institutions.
Il ne pourra pas procéder anticonstitutionnellement.
 
Bad Karma

Bad Karma

Membre
Merci pour ces précisions constitutionnelles mais la vraie question c'est politiquement est-ce une bonne idée ?
Je trouve que ça serait se foutre de la gueule du peuple d'annuler son choix quelques semaines seulement après le passage aux urnes. Et d'ailleurs je me demande s'il ne serait pas encore plus durement sanctionné !

Ce qui m'importe maintenant c'est de voir comment vont se comporter le RN et LFI ou NUPES au sujet des grandes réformes qui vont inévitablement arriver sur le tapis : pouvoir d'achat et retraites pour commencer.
Mais aussi comment Macron va gérer sa faiblesse à l'assemblée : va t-il tout mettre sur le dos des partis d'opposition et passer 5 ans à faire le VRP à l'international ou bien va t-il réellement se battre pour trouver des compromis acceptables et faire avancer les choses ?
 
Human-Fly

Human-Fly

Peace Maker
Club Regionalis
Ce qui m'importe maintenant c'est de voir comment vont se comporter le RN et LFI ou NUPES au sujet des grandes réformes qui vont inévitablement arriver sur le tapis : pouvoir d'achat et retraites pour commencer.

Ce sont deux choses bien distinctes, la réforme du système des retraites et la question du pouvoir d'achat.

D'accord pour parler de grande réforme au sujet du système des retraites. Grande réforme avec laquelle je suis en désaccord radical, mais grande réforme à l'évidence. Réforme structurelle.

Par contre, si tu parles d'une grande réforme concernant le "pouvoir d'achat", je ne comprends pas très bien à quoi tu fais référence.
Apparemment le sens même de ce qu'on appelle 'pouvoir d''achat" évolue très vite.
Jusqu'à très récemment, on estimait que le pouvoir d'achat avait augmenté d'approximativement 1% sous Macron chaque année, sauf en 2021 où l'augmentation du pouvoir d'achat avait augmenté de 2% (si j'ai bonne mémoire).

Mais le ressenti général était celui d'une baisse du pouvoir d'achat. Lié à deux phénomènes :
- D'une part, si le pouvoir d'achat augmente, il augmente davantage et plus vite pour les plus riches que pour les plus plus modestes.
- D'autre part, si le pouvoir d'achat augmente, et les dépenses avec lui, même pour les plus modestes, la part des dépenses contraintes est celle qui augmente le plus. Largement.
D'où l'impression, pour les ménages modestes, que leur pouvoir d'achat diminue. En fait, ils dépensent plus qu'avant, mais l'essentiel de leur argent est alloué à dépenses contraintes pratiquement incompressibles. Nourriture, logement, vêtements, santé, énergie, etc... D'où l'impression, justifiée, pour ces ménages modestes, qu'il leur reste de moins en moins d'argent à la fin du mois pour se faire plaisir.
La guerre en Ukraine a considérablement aggravé cette situation.

Du coup, si tu penses à une grande réforme (structurelle et non conjoncturelle si je te suis bien), quelle pourrait-elle être ?
Davantage d'autosuffisance alimentaire et énergétique ? Nouveau système de taxes et d'imposition ?...
Je ne sais pas bien ce que tu avais en tête, mais je suis favorable à l'étude de toutes ces pistes et vais lire ce à quoi tu penses avec un vif intérêt. :)
 
Bad Karma

Bad Karma

Membre
Le terme est mal choisi concernant le pouvoir d'achat, quoique...

Au niveau conjoncturel le gouvernement ne peut qu'annoncer des mesurettes avec par exemple des chèques carburants, le blocage des prix de l'énergie... L'augmentation annuelle du salaire de base ne correspond quant à lui qu'à une revalorisation qui permet de compenser au moins en partie l'augmentation du coût de la vie, mesuré par l'INSEE si je ne m'abuse.
Donc nous pourrions continuer comme ça pendant 1000 ans le pouvoir d'achat n'augmente pas il est au mieux le même en suivant l'indice INSEE et au pire moins bon notamment lors de crise majeure comme l'est celle de la guerre en Ukraine.

Structurellement parlant (et surtout pas anticonstitutionnellement parlant... @Redouane😋) je ne pourrais malheureusement pas te faire des propositions concrètes auxquelles tu pourrais réfléchir avec un vif intérêt. Néanmoins dans les grandes lignes il faudrait se poser la question de savoir si la masse ouvrière par exemple est justement rétribuée par rapport au travail fourni (laissons de côté pour l'instant les parachutes dorés, les stocks options, les primes de départ à 6 zéros, etc...) juste se demander si l'ouvrier est justement payé pour son travail, pour une vie de travail.

Si oui, alors on peut s'arrêter là.
Si non, quels mécanismes pourraient être mis en place pour une meilleure répartition des richesses issues du travail ? Je ne suis pas anti patron du tout, un homme ou une femme qui a sous sa coupe des centaines ou des milliers d'employés doit avoir sa part du gateau en fonction de ses responsabilités. Mais s'il s'achète un yacht bien mérité aucun de ses employés ne devrait ne pas pouvoir remplacer une dent faute de moyen.

Donc, désolé, je n'ai pas les solutions concrètes. Je fais un constat implacable : le fossé se creuse et je n'ai pas les outils pour le combler.
Par ailleurs les grandes écoles dont sont issus la plupart de nos dirigeants ne sont elles pas là pour les former à les trouver ces outils ?
 
laluttefinale

laluttefinale

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Mais s'il s'achète un yacht bien mérité aucun de ses employés ne devrait ne pas pouvoir remplacer une dent faute de moyen.
C'est le minimum. Ce qui est malheureux c'est qu'on soit obligé de légiférer pour ramener un peu d'humanité dans le monde de l'entreprise.

Pour ma part :
Bannir le système pyramidal de management serait une bonne chose, un grand patron qui délègue a des sous patrons qui eux-mêmes vont déléguer à d'autres puis à d'autres... l'employé ne connait finalement que son supérieur n+1 ou n+2 alors que dans son entreprise le big boss et n+10 ! Il faut reconnecter le fil hiérarchique, le boss doit voir la sueur de ses employés.

Privilégier la promotion interne aussi, un patron qui a commencé tout en bas s'il n'est pas né con aura une vision de l'entreprise différente du jeune diplômé HEC qui commence tout en haut à 26 ans. D'ailleurs ce peut être un gars très bien ce jeune patron mais il lui manquera toujours quelque chose.

Tout ça ferait que le partage de la richesse produite aurait plus de chance d'être équitable.
Oups... je viens de me réveiller... c'était juste un rêve... 😩
 
Nathan

Nathan

Membre
Tout ça ferait que le partage de la richesse produite aurait plus de chance d'être équitable.
Sous entendu l'ouvrier ne se met pas en maladie quand il est fatigué, ne se syndique pas parce que la machine à café ne propose pas de capuccino, ne tire pas au flanc dès que son supérieur tourne le dos, a l'esprit d'entreprise... L'ouvrier parfait quoi !
 
Nicolas

Nicolas

Administrateur
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Les amalgames et les clichés sur les patron ou les ouvriers ne servent pas vraiment à faire avancer les choses. On sait bien que personne n'est parfait mais quand on regarde les chiffres les ouvriers français par exemple sont parmi les plus productifs d'Europe
 
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