politique 17 octobre 1961 : la déclaration d’Emmanuel Macron critiquée de toutes parts

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Regionalis

Regionalis

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Pour beaucoup d’historiens, la déclaration d'Emmanuel Macron samedi est une déception. Le président n'a finalement pas qualifié le massacre d'Algériens à Paris le 17 octobre 1961 de "crime d'État". En France, la droite et l’extrême droite ont, elles, dénoncé une déclaration perçue comme un nouvel acte de repentance, tandis qu'en Algérie, le président Tebboune a fustigé le colonialisme "chronique" de la France.

 
Nicolas

Nicolas

Administrateur
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C'est ce qui s'appelle être pris en tenaille...

Auriez-vous qualifié ce massacre de crime d'état ?
Le massacre du 17 octobre 1961 est la répression meurtrière, par la police française, d'une manifestation d'Algériens organisée à Paris par la fédération de France du FLN.

Préparée en secret, la manifestation constitue un boycott du couvre-feu nouvellement appliqué aux seuls Maghrébins. Alors que les attentats du Front de libération nationale (FLN) frappent les forces de l'ordre depuis plusieurs mois, l'initiative, non déclarée aux autorités, se veut cependant pacifique. Le FLN, qui y voit un moyen d'affirmer sa représentativité, y appelle tous les Algériens, hommes, femmes et enfants, et leur interdit le port d'armes. Les défilés nocturnes sur les grandes artères de la capitale donnent lieu à des affrontements au cours desquels des policiers font feu. La brutalité de la répression, qui se poursuit au-delà de la nuit du 17 dans l'enceinte des centres d'internement, fait plusieurs centaines de blessés et de nombreux morts. Le nombre de ces morts reste discuté : au fil des dernières décennies, les évaluations ont oscillé, entre les décomptes minimaux des rapports officiels et les estimations d'historiens assises sur des périodes plus ou moins larges, de 38 à plus de 200 morts.
 
Bizu33

Bizu33

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Si l'ordre vient de tout en haut, ou presque tout en haut alors oui.
Si c'est un préfet de police qui a mal géré la situation alors non.

Quoiqu'il en soit entre 38 morts et 200 c'est un massacre point.
 
Grand Pa

Grand Pa

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C'est pas encore une question d'argent tout ça ?
Qui dit crime d'état dit réparation. :rolleyes:
 
P

Pascalou

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Thomas

Thomas

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Si c'est un préfet de police qui a mal géré la situation alors non.
C'est le préfet de police... Maurice Papon, un grand nom de l'histoire de France...........
Préfet, ministre ou président pour moi c'est pareil, c'est l'état.

Parce que c'est pas juste une manifestation qui dégénère avec des violences policières ayant entrainé la mort.
C'est au moins des DIZAINES de morts et des corps jetés dans la Seine !

Je vous recommande cette vidéo pour comprendre ce qu'il s'est passé ce jour là.

 
E

Enricoo

Membre
Tu m'étonnes qu'il y a quelques rancœurs.
On a une histoire terrible avec l'Algérie. Et le président Tebboune nous le rappelle bien volontiers en accusant Macron de néo-colonialiste et d'ingérence, c'est un peu exagéré mais on est pas clair.
 
Mathias

Mathias

Membre
Pourtant Macron s'est engagé, concrètement, pour rendre notre histoire, notre mémoire plus transparent envers l'Algérie et son peuple.
Notamment avec le rapport de Benjamin Stora :

Les questions mémorielles portant sur la colonisation et la guerre d'Algérie​


Le document est disponible dans les ressources
 
V

viva algeria

Invité
Bien sur il y a de l'ingérence de la part de la France, elle juge notre pays, comment il est gouverné, comment nos hommes politiques sont élus.
Quand bien même les choses ne sont pas faites toujours correctement ce n'est pas à la France de nous dire comment gérer notre pays.
 
Mister H

Mister H

Membre
À noter que la déception générale ne provient pas uniquement des algériens ou français d'origine algérienne mais, comme l'indique l'article, de beaucoup d'historiens.

Pour reprendre ce que dit @Grand Pa je ne sais pas si la reconnaissance de crime d'état à une valeur juridique spécifique qui permettrait de demander réparation à l'état. Si c'est le cas c'est peut-être ce qui a empêché Macron de le reconnaitre.
Se lancer maintenant dans une bataille juridique, presque sans fin, n'aiderait pas je pense à la réconciliation de nos deux peuples.
 
Carambar

Carambar

Membre
Moi non plus.
Et d'ailleurs quand je croise un algérien il ne semble pas fâché contre moi. Et je ne suis pas fâché contre lui.
Mais avec les amalgames racistes d'une frange de la population alors il peut nous sembler que les algériens et nous sommes en perpétuel conflit, moral ou sociétal.

C'est un problème d'intégration, nous l'avons clairement raté.
Lorsque certains crient au scandale de voir des français de troisième génération d'immigrés algériens brandir le drapeau algérien c'est assez incompréhensible. Les bretons ne connaissent que leur drapeau sont-ils moins français ?
 
P

Pascalou

Membre
C'est à dire que les bretons personne ne se demande s'ils sont français ou pas, s'ils aiment leur pays ou pas.
La question se pose pour les fils et filles d'immigrés qui brandissent le drapeau de leurs origines à la place du drapeau de leur pays. Moi je n'y vois pas d'inconvénients majeurs si ce n'est que cela n'aide pas à leur intégration dans l'opinion publique.

C'est très algériens, on voit beaucoup moins les drapeaux marocains et encore moins les drapeaux tunisiens.
Ne parlons pas des drapeaux des anciennes colonies d'Afrique de l'ouest ! Mali et Sénégal notamment.
 
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